Le petit cirque de Barbarie

Le Petit Cirque de Barbarie est un voyage aux confins du délire et de la raison, une satyre à la fois comique et bouleversante de la guerre comme métaphore de la vie. Cette comédie bouffonne s'articule autour de trois courtes pièces. Extraits

Le petit cirque de Brabarie a été créé à montréal par la compagnie de théâtre harpagon 1995.

Normand Carrière et Sylvain Marcel

Normand Carrière et Sylvain Marcel
Photo: Michel Eid

Dans une atmosphère inspirée de la guerre 14-18, la pièce s'articule autour de trois courtes histoires, conçues en farces tragiques, où le degré d'horreur, d'absurdité et de drôlerie va croissant.

La Gare

Un pays. Une guerre. Une gare. L'attente. Tout semble paralysé. Un vieil homme cynique et provoquant, une jeune fille déconcertée et un officier rappelé au front attendent un train qui n'arrive pas. L'atmosphère est lourde. Comme de celles qui précèdent les tempêtes.

Aussi promis à la rencontre que les rails solitaires qui plongent vers l'horizon tumultueux, ils tenteront vainement d'établir un rapprochement, une jonction. Mais il est trop tard pour se comprendre. La guerre avale tout. C'est l'horreur absolue, sa pluie d'acier et de sang qui fonce à toute allure sur cette petite gare crasseuse...!

La reddition

Deux armées à bout de force ont épuisé leur stock d'obus, de grenades et autres projectiles militaires. Elles en sont rendues à se balancer sur la tête, après chaises et tables, leurs vieillards, leurs morts, entiers ou en morceaux... Bref, elles ont atteint le sommet de l'horreur quand le général en chef de l'une d'elle spropose à son homologue une reddition pure et simple... au nom du bon sens...!

La dernière Allumette (Épilogue clownesque)

Seuls dans une tranchée perdue, croupissants au milieu de l'absurde et des chairs en putréfaction, deux guignols en uniforme refont sans cesse les gestes d'une pantomime guerrière dont le sens leur échappe absolument. Touchés soudainement par un obus, ils attendront dans l'angoisse la fin d'un moment qui n'en finira plus de finir... et que les lumières s'éteignent définitivement sur leur existence dérisoire.

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