Le Petit Cirque de
Barbarie est un voyage aux confins du délire et de la
raison, une satyre à la fois comique et bouleversante
de la guerre comme métaphore de la vie. Cette
comédie bouffonne s'articule autour de trois courtes
pièces. Extraits Le petit
cirque de Brabarie a été créé
à montréal par la compagnie de
théâtre harpagon 1995.
Dans une
atmosphère inspirée de la guerre 14-18, la
pièce s'articule autour de trois courtes histoires,
conçues en farces tragiques, où le
degré d'horreur, d'absurdité et de
drôlerie va croissant. La
Gare Un pays. Une guerre.
Une gare. L'attente. Tout semble paralysé. Un vieil
homme cynique et provoquant, une jeune fille
déconcertée et un officier rappelé au
front attendent un train qui n'arrive pas.
L'atmosphère est lourde. Comme de celles qui
précèdent les tempêtes. Aussi promis à
la rencontre que les rails solitaires qui plongent vers
l'horizon tumultueux, ils tenteront vainement
d'établir un rapprochement, une jonction. Mais il est
trop tard pour se comprendre. La guerre avale tout. C'est
l'horreur absolue, sa pluie d'acier et de sang qui fonce
à toute allure sur cette petite gare
crasseuse...! La
reddition Deux armées
à bout de force ont épuisé leur stock
d'obus, de grenades et autres projectiles militaires. Elles
en sont rendues à se balancer sur la tête,
après chaises et tables, leurs vieillards, leurs
morts, entiers ou en morceaux... Bref, elles ont atteint le
sommet de l'horreur quand le général en chef
de l'une d'elle spropose à son homologue une
reddition pure et simple... au nom du bon sens...!
La
dernière Allumette (Épilogue
clownesque) Seuls dans une
tranchée perdue, croupissants au milieu de l'absurde
et des chairs en putréfaction, deux guignols en
uniforme refont sans cesse les gestes d'une pantomime
guerrière dont le sens leur échappe
absolument. Touchés soudainement par un obus, ils
attendront dans l'angoisse la fin d'un moment qui n'en
finira plus de finir... et que les lumières
s'éteignent définitivement sur leur existence
dérisoire.
